Littoralisé

Littoralisé, comme expulsé aux frontières du monde poussière. Âme amphibie qui se cherche une place entre le sable et l’eau, juste sur cette démarcation où l’écume éreintée tente en vain de gagner du terrain.

Je me suis posé là, parce que j’y suis bien ; ici, sur ce bord de mer, comme si l’immensité des terres qui me tournent le dos, me donnaient un sentiment d’étouffement, de circuit fermé. La mer me permet l’évasion. Je me sens plus libre dans l’illusion plate et calme de l’océan qui cache une violence extrême. Plus à l’aise que dans les terres mouvementées, cassées, irrégulières, finies. Ça doit être cette apparence lisse qui me confère un apaisement total. C’est un sentiment étrange car je ne voyage jamais, mais jeter des regards derrière la ligne d’horizon, c’est déjà un voyage en soi.


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