De l’origine de soi

Je ne suis pas quelqu’un de bien, j’arrête pas de te le dire. Y’a des trucs… j’peux pas… t’sais pas… faut pas…

Souris pas comme si j’étais en train de te raconter des conneries, tu connais rien de moi. J’ai des parts d’ombres que la plupart des gens ne comprendraient pas, tu pourrais pas t’empêcher de me juger. Oui, je suis ce que je suis aujourd’hui… mais… j’ai mes fantômes  comme on dit.

Il suffit de rien. Parfois, les odeurs au hasard de la nuit, l’éclat d’un réverbère, une ambiance particulière, et les souvenirs que je croyais oubliés, reviennent insidieusement, ça pince mes glandes lacrymales, et mon cœur excédé se remet à penser, et j’ai pas envie.

Lire la suite « De l’origine de soi »

Blasphème

Du dégoût des autres nait une certaine lassitude. La connerie consentie. Ni plus ni moins qu’un arrangement entre la bonne conscience et l’instinct de survie.

Je ne crois pas que la solidarité soit dans les gènes. Alors, j’observe le monde et je m’observe moi. Je réfléchis à toutes ces informations qu’on ingurgite, je pense à ces milliards d’individualités et soudain j’ai le vertige.

Je me demande comment je dois les voir… ces humains.

Lire la suite « Blasphème »

tapuscrit

Des écrits comme des non-dits, on les affronte, on les vomit.
Des mots pour soubresaut, de nos cœurs viennent les assauts.
On crie sur nos claviers nos douleurs cadenassées,
et dans des moments furtifs, on s’interdit l’infinitif.

Aux verbes adorés, aux phrases inventées qui encrent mes pensées,
aux chants futiles de mes idées, je me noie dans la volupté,
à croire à l’inutile, à croire ma main docile à ce coeur qui mutile.

Et dans la nuit qui se tait, mes doigts parlent de toi,
de ce que j’ai fui, je sais, de cette foi en émoi.
A toi qui se délite… liberté.