Urbanoïde

Les kilos de terre qui s’accumulent sur mes épaules ne semblent peser que quelques grammes.

Peut-être parce que je n’ai plus la force de les ressentir, trop fatigué par ces années à courir après mon destin, peut-être parce que je suis mort tout simplement. Ce ne sont pas les ricanements des mecs, six pieds sur terre, qui diront le contraire. Ils semblent même prendre un plaisir sadique à me recouvrir ainsi.

Chaque pelletée m’éloignant un peu plus du monde des vivants que j’ai aimé d’une haine passionnée.

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