Le départ

Dans les vapeurs carbonisées d’un air saturé,
je marche le cœur en pente vers la gare des oubliés.
Le train, stoïque, envahi par une foule désabusée,
que des sièges usés accueillent dans un soupir effacé.

Sur la surface molle de mon cœur hésitant,
des victoires alanguies se moquent de mes déceptions.
De ces joies folles, si brève dans le temps,
je ne retiens qu’un idéal fantasmé, tout juste une illusion.

Assis dans mon reflet, je me sens à l’étroit.
Les doigts emmêlés comme les nœuds du passé,
je repense à nous deux, à ce possible trois,
à l’évasion rêvée, à ce vœu d’exister

Béton dansant flouté par le vent
sous un ciel cyanosé, veiné de nuages blancs
Sous ce fiel de n’avoir osé, t’offrir en sacrement
le ton chantant enjoué d’un enfant.

 

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