Le retour à la chair

Dans les étoiles usées de nos ivresses passées, des lueurs timides s’offrent à nos jours à venir.

De ce qui s’enfuit, je ne rattrape que les écrits de ces espoirs infimes qui font que la vie continue.

Il est des jours où l’on s’oublie, et c’est tant mieux. On peut se concentrer sur l’érosion du temps, sur ces minutes qui s’écoulent, cette mutine qui s’écroule, les aléas du vent, et les odeurs de liberté.

Je me suis trop usé à subir la froideur des ombres de souvenirs. Et maintenant, je m’emploie à retrouver le goût de croire.

Cœur amorphe abandonné à la rationalité, des bribes d’amour remuent dans mon subconscient. Lentement, je ressens à nouveau.

Première sensation du réveil attendu d’un comas des sentiments, encore engourdi, l’épiderme douloureux efface patiemment les nombreux picotements.

J’avais oublié l’incidence d’un parfum, qui, chatouillant tout mon être, révèle en moi des appétits de toi.

Les paumes de mes mains fondant sur tes hanches, nos corps s’autorisent des étreintes arrogantes. Renaître entre tes jambes, dans l’audace turgescente de ma confiance retrouvée.

Juste un retour à la chair où on réapprend tout.

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